Cependant les circonstances étaient peut-être différentes, quant à ce que l'on pouvait attendre ou craindre de Paris, des provinces, de l'armée, de l'étranger: le roi, mieux que personne, pouvait les apprécier.
Son abdication, alors que le trône était si ouvertement menacé, fut, en définitive, l'obstacle à l'adoption de tout bon parti et la cause de la chute de la Monarchie.
À propos des journées de juin 1848, on aurait dit: Il n'y a qu'un gouvernement anonyme qui puisse se défendre ainsi. Ce mot présenterait, sous un nouveau jour, l'événement de février.
§ V.
ÉLOIGNEMENT DE LA CAPITALE.
69. Il serait presque inutile de parler de deux autres partis bien chanceux, et qui ne peuvent être approuvés que dans les circonstances les plus désespérées.
1° S'éloigner de la capitale, des provinces mécontentes, des forces ennemies qui s'y appuient.
2° Évacuer entièrement le territoire.
Le premier parti conduit trop souvent au second, à une chute définitive et quelquefois au partage du pays.
Le second n'est admissible que dans un cas encore plus désespéré, quand une faction tout à fait dominante ne laisse d'autre chance de rétablissement que l'appui dangereux de l'étranger.