[2] On voit que Caillot-Duval fait marcher de front la mystification et le calembour, mais on peut dire ici qu'il jette ses perles aux pourceaux.

[3] Correspondance de M. M. (Mesmer) sur les nouvelles découvertes du baquet octogone, de l'homme baquet et du baquet moral, recueillie et publiée par MM. de F. (Fortia), J. (Journiac de Saint-Méard) et B. (Boisgelin), Libourne et Paris, Prault, 1785, in-12.

[4] Correspondance philosophique de Caillot-Duval rédigée d'après les pièces originales, et publiée par une Société de littérateurs lorrains, à Nancy et se trouve à Paris chez les Marchands de Nouveautés. 1795 (in-8 de 236 pages, plus 12 pages de titre et préfaces, avec cette épigraphe): Ne vous étonnez point de voir les personnes simples croire sans raisonnement. Pensées de Pascal. Chap. VI.

[5] Le nom Grimod de la Reynière écrit sur l'exemplaire de M. Jules Favier, est d'autant plus certain que le célèbre gastronome était le compère et l'ami des auteurs.

[6] Publié dans le journal Le Pays en date du 6 mai 1855.

[7] Quand Lacroix n'était point frisé au saut du lit, il se cachait à tous les yeux, car ses cheveux tombés alors à plat lui donnaient un air de vieux jacobin sanguinaire. Ils étaient naturellement gros et raides; c'est pourquoi sans doute ils ont si bien résisté toute sa vie aux brûlantes morsures du fer chaud. Je tiens à consigner ce détail pour les friseurs qui auraient pu le citer comme un modèle unique au monde. Il avait alors 75 ans et toutes ses dents.

[8] Plusieurs clés manuscrites mettent Sainville. Mais cette année-là ni les suivantes, le nom de Sainville ne figure dans le personnel de l'Opéra. De plus, le nom de Saulnier donne seul les sept points qui suivent, dans l'original, l'initiale S, et il a été relevé sur un exemplaire ayant appartenu à M. de Fortia.

En croyant que l'initiale S... commençait le nom de Sainville, Paul Lacroix aura pensé à une autre danseuse du nom de Siville qui n'émargeait pas plus de huit cent livres, dans un rang bien inférieur.

[9] Une note de l'édition originale porte ici que Saulnier cadette était entretenue par le baron de Breteuil «qui aurait mieux fait de s'en tenir à ce genre d'occupations que de se charger de travaux ministériels au-dessus de ses moyens». Chargé du département de Paris et de la maison du Roi, il avait alors passé la cinquantaine.

[10] Sept ans plus tard, cette crainte semble évanouie. On lit dans Almanach des demoiselles de Paris pour 1792: «Saulnier, rue Portefoin, no 4. Peau douce, la gorge moelleuse... Cette danseuse est vive, sans façons, et met tous ses amis à l'aise. Pour vingt-quatre heures, 300 livres».