— Pas tant, Laure, je n'en suis point surpris, dans sa façon d'être.

Nous jugeâmes aisément que Rose aimait le plaisir avec fureur; nous le lui dîmes, elle en convint. Les tableaux qu'elle avait retracés avaient ranimé son tempérament; ils avaient produit le même effet sur nous. Mon papa en présentait des preuves parlantes: elle s'en saisit, et, pour nous prouver le charme séducteur qu'elle y trouvait, elle conduisit elle-même le cher objet qu'elle tenait, et nous fit cent caresses dont nous la payâmes par cette sensation délicieuse après laquelle elle soupirait sans cesse. Comme elle était arrivée la première au but, elle arrêta mon papa et, nous adressant la parole:

— Achevez d'avoir en moi la même confiance que je vous ai montrée; ce que nous avons fait tous les trois, depuis hier, m'a totalement ouvert les yeux et m'a donné la liberté de vous raconter ce que j'ai fait avec Vernol. Viens donc, papa, viens à côté de ta chère Laurette, à sa place j'en ferais autant avec toi. Mets-lui, et qu'elle partage les plaisirs que tu m'as donnés; sois assuré de la plus inviolable discrétion.

— Eh bien! Rose, pour te prouver que je n'en doute en aucune manière, tu vas jouer un nouveau rôle.

Il se leva et fut aussitôt chercher le godemiché; il l'attacha à la ceinture de Rose qui était extasiée de cet outil qu'elle ne connaissait pas; il me fit mettre sur elle et le conduisit dans mon con en lui recommandant de se remuer comme ferait un homme, et de me branler en même temps; il l'instruisit de l'effet de la détente lorsqu'elle me verrait prête à décharger. Il se mit ensuite sur moi et m'introduisit son vit dans le cul. Rose remuait la charnière supérieurement; je tenais ses tétons, elle caressait les miens, elle suçait ma langue, je me mourais. Au moment où j'allais perdre connaissance, elle fit décharger le godemiché; mon con en fut inondé, et le foutre que mon papa répandit en même temps dans mon cul excita en moi des transports qui se joignirent aux siens et à ceux de Rose qui, par le frottement du godemiché sur son clitoris, les lui fit partager; enfin je tombai sur elle, morte de plaisir. Mon papa se releva bientôt, et quand je fus revenue de cet évanouissement enchanteur nous sortîmes du lit qu'il était plus de midi.

Dès que nous fûmes debout, elle n'eut rien de plus pressé que de passer à l'examen de cet outil si nouveau pour elle.

Je l'aidai à en désunir toutes les parties: il était parfaitement semblable à un vit; toute la différence consistait dans des ondes transversales depuis la tête jusqu'à la racine pour procurer un frottement plus actif. Il était d'argent, mais couvert des couleurs de la nature, et d'un vernis dur et poli. Il était vide, mince et léger. Dans le milieu de l'espace, il y avait un tuyau du même métal, rond et plus gros qu'une plume, dans lequel il y avait un piston. Ce tuyau se vissait à un autre bout percé et soudé au fond de la tête. Il se trouvait par ce moyen des espaces autour de cette petite seringue, dont elle avait l'effet, et les parois de celui qui imitait le vit. Un morceau de liège, taillé pour boucher exactement ce dernier, avait un trou qui laissait entrer très juste la naissance de la petite pompe, dans lequel on insérait un ressort d'acier en spirale qui repoussait le piston par le moyen d'une détente. Quand Rose l'eut bien tourné et retourné:

— Il faut encore, me dit-elle, que tu m'apprennes comment on lui fait faire son office.

— On emplit, lui dis-je, le godemiché d'eau suffisamment échauffée pour en supporter la chaleur sur les lèvres; on le bouche bien avec le morceau de liège, auquel tu vois cet anneau pour le retirer; on emplit ensuite la pompe, par le moyen du piston qu'on attire, de colle de poisson fondue et légèrement teinte de blanc qu'on tient toute préparée:

la chaleur de l'eau se communique aussitôt à cette liqueur qui ressemble autant qu'il est possible à la semence.