Conspicuus longe, cunctisque notabilis intrat

Balnea, nec dubie custodem vitis et horti

Provocat, a domina factus spado. Dormiat ille

Cum domina. Sed tu jam durum, Postume, jamque

Tundendum eunucho Bromium committere noli.

(Il en est qui trouvent les baisers de l’eunuque efféminé d’autant plus délicieux qu’elles n’appréhendent point une barbe importune, et n’ont pas besoin de se faire avorter. Mais afin que la volupté n’y perde rien, elles ne les livrent au fer qu’après que leurs organes, bien développés, se sont ombragés des signes de la puberté; alors Heliodorus les opère, au seul préjudice du barbier. L’esclave ainsi traité par sa maîtresse, est sûr, dès qu’il entre dans nos bains, de s’attirer tous les regards; et même il pourrait hardiment défier le dieu des jardins. Laisse-le dormir auprès de ton épouse, mais garde-toi bien de lui confier ton Bromius, malgré sa barbe naissante, et tout robuste qu’il est déjà. (Trad. de J. Dussaulx. Bibliot. Panckoucke.)

C’est pour empêcher sans doute qu’ils ne devinssent femmes eux-mêmes, et parce qu’ils conservaient quelque reste furtif de ce qui récèle l’élément de la vie, que les lois avaient accordé la faveur du mariage à ces Conculix, si différents de ceux de la Pucelle. Toutefois leurs femmes engagées dans un lien légalement inofficieux, puisqu’il était diamétralement opposé au but de la nature, jouissaient du privilège commode de se dispenser de la foi conjugale; mais quand le cœur leur en disait, elles allaient en cachette, pour tranquilliser l’esprit de leurs maris infirmes, prendre ailleurs leur supplément.

Cependant la nature, cette admirable mère, dédommagerait-elle par des affections toutes particulières ces êtres dégradés, ou bien l’illusion toute-puissante, combinée avec les douces caresses et la jouissance des charmes d’une belle femme compatissante, ne se bornerait-elle pas aux seuls plaisir des yeux et à l’écorce des sens pour consoler ces malheureux de l’état honteux de leur demi-existence!

C’est incontestablement contrarier la propagation que de permettre de tels mariages; c’est un véritable assassinat, une profanation, qui dérobe à la société la volupté productrice de la femme. Ces stériles liaisons ne devraient être approuvées par les lois d’aucun pays.

Dans le second siècle de l’Église, le concile de Nicée (Canon IV), confirmé par le second concile d’Arles, a expressément défendu ces mutilations.