Vœux et chocolats, dans une ravissante coupe de Bohème.

Du gibier de Norvège et Madame Beulé.

Alix, avec une gentille perdrix, mais triste.

Une plume bénite pour moi par Léon XIII.

Et jusqu’à des cheveux de Monseigneur Bourget.

Serait-ce l’auteur de Cruelle Énigme qu’elle appelle ainsi ! — Qu’arrivera-t-il, si elle va jusqu’à l’altesse ?

Et, pour clore le défilé, voici paraître ses domestiques, lesquels lui offrent (n’est-ce pas touchant ?) un parapluie… qu’elle se refusait !

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J’ai gardé pour la fin, trois notes qui demandent un peu plus de développement, entraînant pour moi, souvenir et rêverie.

On sait l’attraction qu’exercèrent, en 89, sur les vieillards, l’Exposition et la Tour Eiffel. Cette dernière surtout qui, le jour de l’ouverture, fut prise d’assaut par des septuagénaires, un instant rajeunis par cette inauguration de l’impossible.

La bonne Marquise fut de ceux-là. Elle nous conte son ascension avec gaîté. L’an suivant elle devait mourir. Il semble que cette trêve de 89, cette trêve à d’étranges, mais réels maux, lui ait été accordée pour faire, sous cette forme exotique et cosmopolite qu’elle affectionnait, ses adieux à la vie.

Adélaïde Louise, toute requinquée, va et vient du Quai Malaquais au Champ de Mars. Elle rayonne, s’attife encore et, le soir, confie au cher agenda : « Chacun est surpris de voir avec quelle élégance je m’habille. »

D’aucuns critiqueront cela. Je ne suis pas de leur avis. La vieillesse est d’elle-même assez disgracieuse, pour que l’essai de réagir avec goût me semble louable. Notre héroïne y réussissait-elle ? — Là est la question. Elle, vous le voyez, n’en doute pas. Mais laquelle de ses manifestations lui inspirait un doute sincère ?

Nous étions un peu jeune pour juger de ces atours, qui nous apparaissaient bizarres, extravagants, en même temps que puérils[8].