«Abîme à franchir seule!» cette définition en commun, cette fois, avec Pascal,

..... porte ces mots à sa douleur brûlante:

Viens! ne crains pas la mort, on aime dans les cieux!

et la mort qui couronne son œuvre de vie, comme elle couronne toute vie, n’apparaît jamais hideuse à notre poëte, mais toujours fleurie et touchante, puisqu’elle lui rouvre tous les paradis pleins de ses anges envolés. Tous les êtres aimés, sans oublier l’être aimé, voire à commencer par lui (selon une magnifique interpellation: Croyance); «Albertine, âme en fleur!» et d’autres amies de jadis; et cette noble tige maternelle, enlacée, cette fois à l’éternité, auprès de ces enfants enfuis:

Car vous aurez, un jour, une joie immortelle

Et vos petits enfants souriront dans vos bras.

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Non, jamais rien de plus sereinement détaché, de plus véritablement et vénérablement sur le seuil, et déjà presque au-delà, n’a su se proférer pour nous parler de la mort, avec ce que j’appellerai une pareille liberté d’allures mortelles; nous apprivoiser avec cette «cueilleuse d’âmes» qui

Ne les moissonne pas pour en tuer les flammes,

Mais pour les délivrer de leur lourd vêtement,