Il est intéressant de remarquer que, dans cette guerre, Catinat compta parmi ses adversaires un Simiane établi en Savoie, le marquis de Pianezza, qui, après une vie aventureuse, servit plus tard en France avec le titre de maréchal de camp.

[65] Prière à saint Benoît.—Ni dans les livres de proverbes, ni dans l'Apologie pour Hérodote, où H. Estienne donne une assez longue énumération des attributions données à plusieurs saints, nous n'avons rien trouvé qui nous permette d'expliquer pourquoi l'auteur met en avant ici saint Benoît, et, un peu plus loin, saint Cyr et saint Hilaire.

[66] Le philosophe Thalès prétendait que l'eau était l'origine de toutes choses.

[67] Cabinet. Ce mot, dans le sens où il est pris ici, de petite enceinte d'arbres, est très-ancien dans la langue. On le trouve déjà dans Nicot: Cabinet ou Gabinet en jardin, suffugium.

[68] Le texte porte: la;—les se rapporte à murailles.

[69] C'est l'idée exprimée dans la fameuse lettre adressée à Fouquet par Mlle de Menneville, trouvée dans sa cassette et conservée à la Bibliothèque nationale parmi les papiers de Baluze: «Rien ne me peut consoler, lui disoit-elle, de ne vous avoir point vu, si ce n'est quand je songe que cela vous auroit pu faire mal.»—Chéruel, Mém. sur Fouquet, t. I, p. 480, appendice.

[70] Fagon (Guy Crescent), né à Paris le 11 mai 1638, étoit fils d'un commissaire ordinaire des guerres et de Louise de La Brosse, fille de Guy de La Brosse, le célèbre médecin de Louis XIII. Reçu docteur en 1664, il fut chargé par Mme de Maintenon des soins à donner aux enfants du Roi et de Mme de Montespan. Médecin de la Dauphine en 1680 et de la reine quatre mois après, il devint en 1683, après la mort de la reine, médecin des enfants de France. En 1693, il fut nommé premier médecin du Roi Louis XIV, en remplacement de d'Aquin, alors exilé de la cour, peut-être par les intrigues jalouses de Fagon lui-même. Saint-Simon, ordinairement si sévère, lui est très-favorable. Fagon fut reçu membre de l'Académie des sciences en 1699. Il quitta la cour en 1715, à la mort de Louis XIV, et mourut le 11 mars 1718, dans le jardin du Roi, où il étoit né, auprès de son grand-père maternel.

L'éditeur du Journal de la Santé du Roi lui attribue à tort le volume intitulé: «les Admirables qualitez du Quinquina, confirmées par plusieurs expériences... etc. Paris, Martin Jouvenel, 1689,» in-12. Cet ouvrage, publié sans nom d'auteur, est précédé de plusieurs approbations de médecins de la Cour, et la première est celle de Fagon, qui, en retour, est cité plusieurs fois avec éloge par l'auteur anonyme.

[71] La maison de St-Cyr, à cette époque (1695), comptoit neuf années d'existence, les lettres patentes pour sa fondation étant du mois de juin 1686.—C'est le 3 août suivant qu'eut lieu l'inauguration de la maison, en présence seulement de quelques dames de la Cour et de Mme de Maintenon. «Alors, dit M. Lavallée, commença pour elle un travail qu'elle a continué pendant toute sa vie avec un zèle égal à sa persévérance... Durant les premières années, elle fut obligée, à cause de l'ignorance et de l'inhabileté des jeunes religieuses, de remplir presque toutes les charges de la maison.» (Mme de Maintenon et la maison royale de St-Cyr.)

[72] Sur le siége de Namur et la capitulation du maréchal de Boufflers, voyez ci-dessus, p. 144, note [63], et p. 145, note [64].