Cette cruelle satire est anonyme; elle n'en fut pas moins jouée à l'hôtel de Bourgogne, vingt ans après le Tartufe, qui eut tant de peine à paroître.

[55] Monseigneur le Dauphin.—Cf. ci-dessous.—Voy. aussi t. III, p. 185.

[56] La princesse de Conti.—Cf. ci-dessous.—Voy. aussi t. III, p. 163.

[57] La campagne du Rhin à laquelle le Dauphin prit part fut celle de 1694. Le Mercure galant de juin 1694 (pp. 338-348) donne un journal de la marche de M. le Dauphin en France... «Je donnerois des louanges à Monseigneur, si je croyois pouvoir faire des éloges dignes de ce prince. Ce qu'il fait dit plus que je ne pourrois dire. Toutes les fois que l'armée campe, ce prince ne vient point chez lui sans avoir examiné le camp et vu si les gardes sont bien posées. Il donne des ordres fort exacts à tous les officiers, et fait publier des bans pour empêcher le cavalier et le soldat de courir, c'est-à-dire d'aller en maraude... Quoi qu'il n'aime point le jeu, il joue pour faire plaisir à ceux qui aiment ce divertissement.»

[58] Le goût du Dauphin pour la chasse et surtout pour la chasse aux loups étoit fort dispendieux; pour le satisfaire, il entretenoit depuis 1682 une meute de cent chiens et soixante chevaux; le personnel des chasses de la maison comprenoit six lieutenants ordinaires, à 1500 liv. d'appointements, payés sur la cassette par les mains du premier valet de chambre, un aumônier, quatre veneurs ou piqueurs, huit valets de limiers, six garde-laisse des levriers, à 1,000 liv. par an, huit valets de chien à 800 liv., un pourvoyeur de l'écurie des chevaux pour le loup: tout ce personnel servoit sous le commandement de M. le marquis d'Heudicourt, grand louvetier de France.

[59] Le 20 juin, le Roi étoit à Trianon, et c'est là qu'il recevoit le serment du sieur de La Tresne, nommé premier président du parlement de Bordeaux. Entre cette date et celle du 26 octobre que nous avons indiquée plus haut (page 4, note 5), le Roi alla à Fontainebleau.

[60] D'après la Gazette, quatre ducs étoient alors à l'armée du Rhin, dont les vers suivants prouvent qu'il est question ici: le duc de Bourbon, le duc de Roquelaure, le duc de Villeroy, le duc de Luxembourg.

Le duc de Bourbon, né le 12 octobre 1668, marié le 24 juillet 1685, à Mlle de Nantes, légitimée de France.

Le duc de Villeroy étoit très-âgé; il était marié depuis 1662; son fils ne prit le titre de duc qu'en 1696.

Le duc de Roquelaure, marié aussi, avait épousé, le 20 mai 1683, Marie-Louise de Laval-Montmorency.