—Je ne connais pas ce nom-là! La personne que vous me demandez doit en avoir un autre. Au surplus, attendez là un instant, me dit-elle en me montrant le péristyle qui était au bas de l'escalier; je vais vous faire parler à Madame.

J'entrai. Au bout d'un instant, j'entendis qu'on parlait de moi à l'entresol.

—Est-elle agréable?

—Mieux que cela.

—Fais-la monter.

Mlle Fanny vint me chercher et me fit entrer dans une jolie petite chambre qui me parut magnifique.

Une grande et grosse femme entra en même temps que moi, mais par une autre porte. Elle avait dû être remarquablement belle. Ses cheveux étaient gris; ses bandeaux, retenus par une ferronnière garnie de diamants et de rubis; ses mains, étincelantes de bagues d'un grand prix, s'appuyaient à chaque meuble, car son embonpoint l'empêchait de marcher facilement. Elle était couverte de soie et de dentelles, et mise avec tant d'art, qu'à tout prendre cette masse n'avait rien de difforme.

Elle me demanda le nom de famille de la personne que j'appelais Denise... je le lui dis.

—Oui, elle est ici; mais que lui voulez-vous?

—Madame, je voudrais la voir, l'embrasser.