J'acceptai de même, et nous partîmes une bande joyeuse, pour aller souper chez Vachette.

—Ah! disais-je en regardant bien si l'on me voyait, si cela pouvait se savoir à Versailles!

Marie me suivait partout. Son amant était en Bretagne... je l'avais tout entière.

Nous quittâmes le restaurant à six heures du matin.

—Rien pour moi? dis-je au concierge.

—Non!

Je montai, toute triste; mais je m'endormis sans pleurer: j'étais trop fatiguée.

A quatre heures, M. Brididi vint nous voir.

—Ah! vous ne savez pas, me dit-il sans me dire bonjour, il y a une danse nouvelle: la polka! Venez passer la soirée chez moi, nous l'apprendrons et nous la danserons ensemble, pour faire enrager Pomaré.

Cette idée me plaisait assez, non par antipathie contre cette femme, mais pour qu'on s'occupât de moi.