Si je veux aller tête nue, le règlement me commande de mettre un bonnet.
Si je veux sortir le jour, le règlement me le défend.
Je ne puis aller dans certaines promenades.
Je ne dois jamais me mettre aux fenêtres, et surtout je ne dois jamais sortir avec une honnête femme.
Juge ce que cela serait pour une jeune fille de quinze ans! On dirait que je veux te vendre.
—On me demanderait ce qui en est, je suppose.
—Peut-être que oui! mais c'est dangereux. Moi, je vis comme cela, parce que je suis insouciante... et puis, je n'ai pas le moyen d'en sortir. Je ne suis jamais punie.
Je la regardai. Cet aveu ne m'éloigna pas d'elle.
—Fais bien attention, petite; ne va jamais tomber dans ce vice-là! Vois-tu, je regretterais de ne pas t'avoir laissée mourir de faim. Ta mère mettra cet homme dehors. Travaille, sois honnête; ce doit être une si bonne chose! Voyons, couche-toi, pauvre petite! Tiens, voilà du linge propre, tu me le renverras.
J'avais couché six nuits sans me déshabiller. Ce fut un bonheur que je ne puis dépeindre de mettre une chemise blanche et de m'étendre.