J'allai l'attendre chez son portier, après avoir recommandé au garçon de le prier de se presser, parce que j'avais une chose importante à lui communiquer.
—Il répondit qu'il ne se dérangerait pas pour un empire!
J'attendis plus d'une heure; enfin, il arriva, débraillé, plein de blanc.
C'était un étudiant de quinzième année; encore jeune, assez beau de sa personne, aussi mauvais sujet qu'il est possible de l'être.
—Ah! c'est vous! me dit-il; pourquoi n'êtes-vous pas entrée? Vous auriez pris l'absinthe avec nous. J'ai gagné la poule.
—Ne riez pas, mon ami, je vous apporte une triste nouvelle; lisez cette lettre.
Et je lui montrai celle de Marie, restée sur la table.
—Encore! dit-il. Si c'est pour ça que vous êtes venue, vous auriez pu rester chez vous. Ah ça! je n'en serai donc jamais débarrassé?...
Et il mettait les mains à son front comme un homme exaspéré.
—Je lui ai défendu de m'écrire; je ne veux pas lire ses lettres.