XXXIII
IRRÉSOLUTIONS.
J'avais donné congé de mon logement qui était trop loin; j'avais loué, boulevard Poissonnière, 24, un joli appartement au second sur le devant.
Mon intention était de rentrer au théâtre.
Richard venait me voir quelquefois.
Mon déménagement fait, je m'informai de ce que faisait Robert. Il était parti en Vendée chez une parente.
Richard m'aimait-il vraiment? je lui avais fait subir bien des épreuves. J'avais besoin de croire à l'affection de quelqu'un; ce fut sa force sur moi. Il était extrêmement doux et constamment affectueux.
Une chose lui faisait de la peine; c'était de m'entendre toujours parler de Robert; mais soit par distraction, soit que j'y pensasse plus que jamais, je ne pouvais pas m'en empêcher.
Je ne savais pas au juste quelle était la position de Richard. Les uns lui donnaient une grande fortune, d'autres peu; comme il avait beaucoup d'amour-propre, il laissait exagérer.
Il me restait pour tout mobilier une salle à manger en vieux chêne, et un magnifique lit, le reste ayant été emporté en Berri.
Richard m'envoya son tapissier avec ordre de me donner à son compte tout ce dont j'aurais besoin.