Décidément la perspective de passer huit jours ici n’est pas acceptable, et puis je ne pourrais subvenir aux frais.
A midi et demi je prends mon parti; je traverse le Macquarie dans un petit bateau.
J’attache mon cheval à une longue corde et le tire de l’autre côté.
Il nage difficilement, tant le torrent est fort; après bien des peines il a traversé.
Nous rencontrons encore l’escorte qui a manqué de tout perdre: chevaux, voitures et hommes, et que l’on n’a retirée d’un crick qu’avec des efforts inimaginables.
On appelle cricks des ravins qui deviennent des torrents à chaque orage.
Une fois le Macquarie passé, nous avons regagné le chemin de Sofala à travers les bouches.
Sofala est le centre d’exploitation de la rivière le Turon.
C’est un amas de toiles et de baraques en planches.
Il peut y avoir sur ce point seul quinze cents à deux mille mineurs et marchands de toute espèce.