C’est absolument comme un champ de foire.

Le Turon est un torrent fort large et qui fait des détours énormes et continuels.

Chaque pointe est occupée par des diggers qui y ont leurs claims.

Ces pointes sont plus ou moins rapprochées des autres, mais généralement à un mille au plus.

On voit donc à chacune de ces pointes des amas de tentes comme à Sofala.

Les trous se trouvent depuis le haut de la côte jusque sur le bord de la rivière.

L’opinion générale est que le lit du Turon est très-riche; il y a des gens qui depuis six mois sont sur ses bords à attendre qu’il soit à sec ou à peu près pour y travailler.

Il est donc très-difficile de trouver des places, ou bien il faut les acheter et même très-cher.

C’est, du reste, fort curieux que de voir tous ces gens lavant leur terre sur le bord du Turon, terre qu’ils vont chercher à de grandes distances, soit dans des brouettes, soit dans des seaux.

Les puits ont jusqu’à cinquante pieds de profondeur.