»Je vais le prier avec ferveur pour qu’il te conserve.
»Je t’envoie une bruyère de France.
»Je t’aime avec le plus pur de mon cœur, garde-toi pour moi encore une larme, un baiser.
»Du courage... espère.
»Céleste.»
Je me laissai aller au chagrin; ma conscience ne trouvait plus d’excuses.
Deux choses arrivaient à mon cœur: le souvenir de Robert et celui de ma petite fille, sa tendresse, ses jeux, son bavardage, me faisaient oublier; et je me surprenais jouant avec elle comme si j’avais son âge.
Ma position ne me permettait pas de rester seule avec mes peines; dans cette vie dont j’espérais la fin, les larmes et les bonnes pensées n’ont pas cours; on n’achète que baisers ou éclats de rire.
On me donna une pièce à jouer, intitulée: la Fille de madame Grégoire.
Cela m’occupa; les nuits étaient si longues pour moi que je les passais à travailler.