Chaque chose pour lui était un souvenir, une relique.

Il me témoigna plus de gratitude pour ces riens que si je lui eusse rendu un million.

Tout entière au bonheur de faire ce que je faisais, j’oubliais qu’un grand malheur pesait encore sur ma tête.

Le procès en appel à la cour impériale de Bourges allait être jugé.

Je ne pouvais encore disposer de ma maison du Poinçonnet, joli petit cottage que les habitants du pays ont baptisé du nom pompeux de château, nom sur lequel mes adversaires s’appuyèrent pour faire beaucoup de bruit.

Avec peu, en effet, il eût pu paraître naturel que j’eusse une maison de campagne, mais un château! cela était révoltant, il fallait me déposséder.

Les hommes d’affaires, les magistrats de Châteauroux surent à quoi s’en tenir relativement à cette gasconnade, et ne se laissèrent pas influencer par des phrases.

Mais à Bourges, comment les choses allaient-elles se passer au dernier moment?

La crainte me rendait profondément triste.

Le grand jour arriva enfin; il fallut rassembler tout son courage et partir.