Plusieurs noms groupés ensemble devaient donner plus de force à ses prétentions.
Quelques-uns se désistèrent pendant le cours de ces procès qui semblaient devoir être interminables; d’autres avouèrent qu’ils regrettaient d’être entrés dans cette voie où ils s’étaient laissé entraîner par de faux rapports.
Enfin, le plus intéressé à ma perte se croyait déjà possesseur de mon petit château de cartes, et parlait de réformes, de changements, d’améliorations à faire lorsqu’il l’habiterait.
Il avait gagné au tribunal de commerce, il est vrai, mais cela était en première instance.
J’allais interjeter appel de ce jugement, et cela menaçait de durer encore longtemps, quand les choses prirent une direction sur laquelle je ne comptais plus.
Mon domicile fut envahi en mon absence par cinq personnes solidaires les unes pour les autres de cette inqualifiable violation des droits, prenant, je l’ai déjà dit, dans mes papiers et ceux de Robert ce qui leur convenait.
Je déposai des plaintes au parquet; on parut d’abord ne pas donner une grande importance à ces faits; mais un beau matin, lorsque le tour de cette affaire fut venu, elle se classa et parut causer un grand effroi à ceux qui en avaient ri jusqu’alors.
C’est qu’ils savaient mieux que moi que la justice, quand elle est instruite, punit sévèrement l’homme de loi qui fait un mauvais usage des pouvoirs qui lui ont été confiés.
Le tribunal de Châteauroux condamna à un mois de suspension et aux frais l’huissier qui les accompagnait dans cette injuste perquisition.
Il disait pour toute défense: