Un homme d’esprit qui est son ami depuis vingt-cinq ans disait, en parlant d’elle:
—C’est une sorcière ou une fée. Il doit y avoir quelque chose comme cela.
Ce même ami, qui nous était commun, me mit en rapport avec un éditeur.
Je fis un traité; je n’avais pu me résigner à brûler ce que j’avais eu tant de mal à construire.
J’avais passé bien des jours et des nuits à faire et refaire sans cesse.
Je devais à ce travail constant un goût très-vif pour la retraite; loin de m’effrayer, la solitude, l’isolement m’apparaissaient avec des charmes inconnus jusqu’alors.
Lorsque Robert revint, il était trop tard pour m’empêcher d’entrer dans cette voie de publicité, où, du reste, j’étais entrée à cause de lui.
Je commençai mes préparatifs de départ; cela n’est pas une petite affaire quand on entreprend un si long voyage.
Mes meubles, tout ce que je possédais était expédié au Havre, lorsque Robert reçut sa nomination à une place qu’il avait sollicitée et sur laquelle il ne comptait plus depuis quelques mois.
Il voulut refuser à cause de moi; je refusai de partir s’il n’acceptait pas.