Le tribunal n’oubliera pas d’ailleurs la visite que mademoiselle Céleste a faite au Poinsonnet, et qui lui a été si amèrement reprochée. Elle a vu et rangé tous les papiers, tous les reçus dont on se fait une arme contre elle.—Rien ne lui était plus facile que de les emporter ou de les détruire. Elle les a scrupuleusement laissés à leur place, de sorte qu’aujourd’hui nous sommes fondés à dire à nos adversaires: Toutes ces pièces dont vous faites un si grand étalage sont sans intérêt, puisque mademoiselle Céleste les a laissées à votre disposition, ou si elles sont susceptibles de discussion, vous êtes obligés de vous incliner devant la parole d’un adversaire, qui vous a donné un tel exemple de loyauté!
Nous devons, au surplus, le rappeler, MM. D... et B... n’ont pas éprouvé la moindre émulation de générosité.
En dehors même du procès, ils n’ont rien épargné à mademoiselle Céleste: injures, mauvais procédés, ils ont tout accumulé. Ils ont fouillé ses papiers, scruté ses correspondances, envahi son domicile en son absence.
Contre tant d’attaques aussi violentes qu’injustes, mademoiselle Céleste n’a qu’une force, son bon droit, elle n’a qu’une espérance et qu’un appui, c’est la protection qu’elle attend avec confiance de la justice.
Chronique de l’Indre.
23 août 1852.
Une foule immense se pressait mardi dernier, dans la salle d’audience du tribunal civil de Châteauroux. Deux avocats célèbres, appartenant l’un et l’autre au barreau de Paris, avaient été annoncés.
Il s’agissait d’un procès suivi par un créancier de M. le comte de ***, contre mademoiselle C...
On ne saurait exprimer la verve, l’entraînement avec lesquels l’illustre avocat de mademoiselle C... a abordé successivement les aspects divers de la cause.