Le procès a un double objet: le mobilier du Poinsonnet, le pavillon du Poinsonnet.
§ IV.
Mobilier.
Mademoiselle Céleste adresse aux adversaires les questions suivantes:
Est-il constaté qu’elle ait fait transporter en Berry son mobilier de la place de la Madeleine?
Est-il constaté qu’elle ait déboursé les frais de ce transport?
Oui, car elle rapporte au dossier la quittance de la poste aux chevaux: le fait n’a même pas été contesté.
Ne produit-elle pas des factures s’appliquant à ce mobilier?—Oui, incontestablement. Il y en a même qu’elle a fait enregistrer dès le lendemain de la saisie, aux droits de 200 francs environ, pour mettre sa demande à l’abri de toutes fins de non-recevoir, en énonçant régulièrement, au moins pour partie, les preuves de sa propriété. On comprend du reste, par l’énormité de cette dépense, qu’elle n’ait pas pu faire enregistrer toutes les factures.
Il est facile de reconnaître l’application de ces factures, qui remontent aux années 1844, 1845, 1846, 1847, toutes années antérieures aux relations de M. de *** avec mademoiselle Céleste; elle ne doit donc pas ce mobilier aux libéralités de M. de ***.
B... a pris communication de ces factures. Il est allé chez les marchands, comme le prouvent plusieurs lettres que nous avons représentées, et il n’a rien articulé à l’encontre des pièces produites.
Cependant il veut faire vendre le tout!