Bien différente a été la conduite de mademoiselle Céleste. N’est-il pas constaté que, par ses conclusions signifiées en première instance, elle a reconnu et distingué, parmi les objets mobiliers qui lui appartiennent, ceux qui avaient été déposés chez elle par M. de ***, et qu’elle a demandé acte de sa reconnaissance à cet égard.

Oui, tel était le but du voyage, voyage nécessaire, qu’elle a fait au Poinsonnet, parce qu’en tout elle voulait agir avec loyauté. C’est par ce motif qu’elle a marqué de numéros les objets qui ne lui appartenaient pas.

En résumé, M. B..., qui devait prouver contre mademoiselle Céleste, ne rapporte aucune justification.

Mademoiselle Céleste, qui n’avait aucunes preuves à faire, les rapporte toutes.

§ V.
Acquisition et construction du Poinsonnet.

Mademoiselle Céleste procédera de même que pour le mobilier.

N’est-il pas constant que le prix de l’hôtel Cléry est en rapport avec le prix de l’acquisition de la location du Poinsonnet?

N’est-il pas constant que mademoiselle Céleste a envoyé de Paris divers objets qui sont entrés dans la construction du Poinsonnet, tels que les cheminées de marbre, poêle, treillis en fer qui sont dans le parterre, corbeille en fil de fer, volière, etc.?

Toutes les factures à son nom sont au dossier.

La correspondance ne justifie-t-elle pas qu’à diverses reprises et pendant la durée des travaux, mademoiselle Céleste a envoyé de l’argent à Châteauroux?