—Hum! dit-il, on fait bombance, on a de l’or.

Les traits de cet homme étaient taillés à angles aigus et ses petits yeux enfoncés sous une voûte d’épais sourcils brillaient d’un éclat sinistre.

Sa maigreur était affreuse, et sous ses sordides habits, flottant autour de ses membres, on aurait dit un fil de fer.

Il se frottait les mains devant le foyer en faisant craquer ses doigts.

Il avait pour tout bagage une couverture de laine, roulée en porte-manteau sur ses épaules, et à la main un sac de serge verte dans lequel on découvrait un violon.

—Tiens, vieux secco, dit Mobile en lui tendant la bouteille, bois-moi ça sans répandre.

L’inconnu prit la bouteille à moitié pleine et la vida d’un trait.

—Quel avaloir! dit Cartahu, v’là mon maître.

—Dis donc, l’Italien, demanda le Faucheux, qu’est-ce que t’as dans ce vieux sac?

Caro mio, un violino.