On trouve dans les Mémoires de l'empereur Napoléon, publiés en 1825, des pages qui ont une complète analogie de vues avec les idées émises dans la note écrite par M. le marquis d'Osmond, en mai 1788, pour être remise à M. l'archevêque de Sens. On pourra en juger par les passages suivants:

«Les patriotes virent également que les négociations de la France avec la Prusse s'étaient ressenties de la mollesse qui caractérisait alors le Cabinet de Versailles, endormi dans l'insouciance des plaisirs sur le bord de l'abîme qui devait bientôt l'engloutir. Qui sait ce qui serait arrivé si la France, fidèle à son honneur et à sa politique, eut soutenu hautement par une grande démonstration militaire l'amitié qu'elle devait aux Provinces Unies? Elle donnait peut-être le signal d'une guerre où elle eut entraîné une partie de l'Europe; elle aurait sauvé la liberté de son alliée et probablement échappé elle-même à sa révolution....» (t. VI, p. 135; éd. de 1825).

«C'était le parti qu'aurait dû prendre Louis XVI dont le royaume était déjà agité: il eut peut-être détourné les esprits des intérêts naissants; il eut forcé, en faisant marcher une armée sur la frontière du nord, l'Angleterre et la Prusse à traiter avec lui de l'indépendance de la République de Hollande. Par cette conduite à la fois juste et politique, il aurait inspiré du respect à ses propres sujets, à ses alliés, à ses ennemis» (t. VI, p. 143; éd. de 1825).

II

Acte de mariage d'Adèle d'Osmond avec le général de Boigne.

(Extrait des registres des actes de mariage de la chapelle française de Londres.)

L'an mil sept cent quatre vingt dix huit, le onzième jour du mois de juin, Nous, soussigné, Antoine Eustache Osmond, évêque de Comminges en France, de présent résidant à Londres, en vertu de la permission à nous accordée par monseigneur Douglas, évêque de Centurie et vicaire apostolique de Londres, avons donné la bénédiction nuptiale, après avoir demandé et obtenu leur consentement mutuel, à messire Benoit de Boigne, originaire de Chambéry en Savoie, fils majeur de messire Jean-Baptiste de Boigne et de demoiselle Hélène de Cabet, absents, et à demoiselle Louise Éléonore Charlotte Adélaïde Osmond, fille mineure de messire René Eustache, marquis d'Osmond et de dame Éléonore Dillon, marquise d'Osmond, présents et consentants au dit mariage, et en présence de messire François, Emmanuel duc d'Uzès, de messire Anne Joachim Montagut, marquis de Bouzoles, de messire Charles Alexandre de Calonne et du général Daniel O'Connell, lesquels tous de ce requis ont signé avec nous.

III

Lettres adressées en 1799 par madame de Boigne au marquis et a la marquise d'Osmond, 11, Beaumont-street, Londres.

de Ramsgate, mercredi, 6 août.