Si fait, tu le connais; tu sais que c'est le bon Dieu qui t'a créée, qui te donne tout ce que tu as.

MARIE.

Je le sais bien, mais je ne vois pas les choses qu'il me donne. Pas comme vous, qui me soignez et qui me donnez beaucoup de choses que je vois. Aussi je vous aime de tout mon coeur.

KERSAC.

Dites donc, Hélène, entendez-vous ce qu'elle dit? Je crains qu'elle ne soit plus forte que moi. Je suis à bout de raisonnements. Faites-lui comprendre que je ne vaux pas le bon Dieu.

HÉLÈNE.

Marie, c'est le bon Dieu qui m'a fait venir à ton secours quand ta bonne t'a abandonnée; c'est le bon Dieu qui te fait vivre, qui a permis que le bon M. Kersac te connaisse et t'aime; c'est le bon Dieu qui te garde et te protège jour et nuit; il t'aime, il veut que tu sois heureuse toujours; tu vois bien que tu dois l'aimer plus que tout le monde.

MARIE.

C'est vrai, mère, c'est vrai; je l'aime et je l'aimerai plus encore, je vous le promets.

KERSAC, riant.