Les Bonard ne purent s'empêcher de rire; Julien lui-même sourit en regardant rire ses maîtres.

M. GEORGEY.—Quoi vous avez, Madme Bonarde? J'avais dit un sottise? Eh! j'étais content alors. Pétite Juliène il riait, il avait fini lé pleurnichement.»

M. Georgey se mit à rire aussi; mais il avait à peine eu le temps d'ouvrir la bouche et de montrer ses longues dents, que Bonard, qui marchait un peu en avant, s'écria:

«Ah! coquin! Je t'y prends, enfin!»

Et il s'élança dans le bois.

Tout le monde s'arrêta avec surprise; Bonard avait disparu dans le fourré. M. Georgey était un peu en arrière; il n'avait pas encore tourné le coin du bois.

MADAME BONARD.—Qu'y a-t-il donc? Julien, as-tu vu quelque chose?

JULIEN.—Rien du tout, maîtresse. Je ne sais pas ce que c'est.

M. GEORGEY.—My goodness! Jé voyais! Jé voyais! Il courait! Il sautait lé fosse! Il tombait! Eh! vitement! Master Bonard il arrivait! Oh! very well! il était au fondation dé fosse. Ah! ah! ah! master Bonard il s'arrêtait. Master Bonard il voyait pas!... Il rentrait dans lé buissonnement. C'était sauvé! Bravo! bravo! my dear! c'était très joli. Alcide il était beaucoup fort habile.

MADAME BONARD.—Que voyez-vous donc, Monsieur Georgey? Qu'est-ce que c'est? Je ne vois rien, moi.»