SIMPLICIE.—Oh! oui, Coz, restez avec nous, vous nous serez très utile.
PRUDENCE.—Mais que dira Mme Bonbeck? Elle sera en colère contre Coz et contre nous.
SIMPLICIE.—Je me moque bien de ma tante, à présent que Je ne suis plus chez elle; je ne la reverrai de ma vie,
COZRGBRLEWSKI.—Bonbeck peut pas colère. Pourquoi colère? Moi pas esclave à Bonbeck? Moi aimer plus Madame Prude et Mam'selle, et moi partir.
PRUDENCE.—Eh bien! mon brave Coz, montez-nous la malle qui est restée dans la cour. Vous pourrez rester avec nous; vous coucherez dans l'antichambre; vous nous aiderez à faire notre ménage; l'argent ne me manque pas; nous mangerons chez nous et nous ne gênerons personne.
Coz, enchanté, ne fit qu'un saut dans la cour et monta la malle. La femme de chambre de Mme de Roubier vint apporter des draps et ce qui était nécessaire pour habiter l'appartement; elle leur dit, de la part de sa maîtresse, qu'elle pouvaient y rester jusqu'au retour de la femme de charge, qui était dans son pays pour un mois encore, mais qu'elle leur demandait de se mettre à leur ménage.
—Vous trouverez tout ce qui est nécessaire pour la cuisine et votre ménage; la femme de charge y vit avec ses deux filles: elles faisaient leur cuisine elles-mêmes. Je vous trouverai une fille de cuisine qui fera votre affaire.
—Merci bien. Madame, répondit Prudence, je n'ai besoin de personne; voici M. Coz qui veut bien nous aider; je, le ferai coucher dans l'antichambre, et il nous achètera ce qui nous est nécessaire.
—Si vous avez besoin de quelque chose, Mademoiselle, j'espère bien que vous ne vous gênerez pas pour le demander soit à moi, soit à la cuisine.
—Vous êtes bien honnête. Madame; je profiterai de votre permission si j'en ai besoin, mais j'espère n'avoir à déranger personne.