VII
AGRÉMENTS DIVERS
Prudence, étonnée de ce brusque départ, pleura un peu; Simplicie se sentit aussi un peu émue. Le Polonais proposa de retourner à la maison. Ils rentrèrent chez Mme Bonbeck. après une absence de quatre heures.
—Où diable avez-vous été tout ce temps? leur dit la tante en les voyant entrer.
Prudence raconta les événements de la journée et l'entrée d'Innocent au pensionnat.
—Petit animal! s'écria Mme Bonbeck; est-il nigaud, ce garçon! Et tout cela pour porter une espèce d'uniforme qui n'a ni queue ni tête! Coz, courez vite porter les effets de ce garçon, et ne soyez pas en retard pour le dîner, car nous ne vous attendrons pas. Je vous préviens. A six heures précises, comme à l'ordinaire, nous nous mettront à la table; tant pis pour les absents.
Coz ne se le fit pas dire deux fois. Le paquet fut bientôt prêt; il le chargea sur son dos, marcha d'un pas accéléré en allant, courut en revenant, et rentra dans le salon au moment où six heures sonnaient.
—A la bonne heure! voilà ce qui s'appelle être exact! C'est bien, ça! J'aime les gens exacts s'écria Mme Bonbeck en donnant une tape sur le dos fatigué du pauvre Coz. A table, à présent! Simplette, tu mangeras, tu causeras, et tu riras surtout; sans quoi nous ne serons pas amis.
—Oui, ma tante, répondit tristement Simplicie.
—Petite sotte, tu as toujours l'air de venir d'un enterrement. Ris donc! je n'aime pas les visages allongés, moi.