—Allez me chercher Simplette, dit-elle à Prudence,

—Votre tante vous demande, Mam'selle, dit Prudence en entrant.

SIMPLICIE.—Je ne veux pas y aller, pour qu'elle recommence à me secouer. J'aime mieux rester avec toi.

PRUDENCE.—Oh Mam'selle, je vous en supplie, allez-y; Mme Bonbeck n'est guère patiente, vous savez. Si elle allait se mettre en colère!

SIMPLICIE.—D'abord, si elle me bat, je me sauverai avec toi.

PRUDENCE.—Et où irions-nous, Mam'selle?

SIMPLICIE.—Nous irions au chemin de fer et nous retournerions à
Gargilier. Décidément, je m'ennuie chez ma tante à Paris.

PRUDENCE.—Est-ce que vous savez si vous vous y ennuierez! Nous n'y sommes que depuis trois jours.

La sonnette s'agita avec violence.

—C'est votre tante, Mam'selle! c'est votre tante! s'écria Prudence avec terreur. Allez-y; elle vous battrait.