M. DE ROSBOURG.—Ma foi, je n'en sais rien; ils sont terriblement communs, mais ils ne sont venus que pour faire des affaires; le père Tourne-Boule m'a vendu, outre sa terre et son château de Dinacre, son hôtel tout meublé à Paris et la forêt qui touche aux fermes du château et que j'ai achetée pour toi. Es-tu content de mon marché?
PAUL.—Je suis content de tout ce que vous faites, mon père, et de tout ce qui ne m'éloigne pas de vous.
M. DE ROSBOURG, _riant.—_Bien! Alors je continuerai à placer tes fonds.
PAUL.—Quels fonds, mon père? Comment ai-je des fonds?
M. DE ROSBOURG.—Tu as, outre la fortune de tes parents, deux millions que M. Fichini a laissés à ton père, qui était son ami d'enfance.
PAUL.—Il était donc bien riche, ce M. Fichini!
M. DE ROSBOURG.—Je crois bien, qu'il était riche! Il a laissé encore quatre millions à son ancien et cher ami M. de Réan, père de Sophie.
LÉON.—Dieu! que Sophie est riche! Je voudrais bien être riche, moi.
M. DE ROSBOURG.—Tu n'en serais pas plus heureux. N'avons-nous pas tout ce que nous pouvons désirer?
LÉON.—C'est égal, c'est agréable d'être riche. Tout le monde vous salue et vous respecte.