«Ami! Ami!»

Aucun chien ne parut.

«Ami parti, Violette toute seule.»

Ourson prit la main de Violette; elle ne la retira pas et sourit.

«Veux-tu que j'aille chercher maman, ma chère Violette?

—Violette pas rester seule dans le bois, Violette aller avec petit ours.

—Viens alors avec moi, chère petite; je te mènerai à maman à moi.»

Ourson et Violette marchèrent vers la ferme. Ourson cueillait des fraises et des cerises pour Violette, qui ne les mangeait qu'après avoir forcé Ourson à en prendre la moitié. Quand Ourson gardait dans sa main la part que Violette lui adjugeait, Violette reprenait les fraises et les cerises, et les mettait elle-même dans la bouche d'Ourson, en disant:

«Mange, mange, petit ours. Violette pas manger si petit ours ne mange pas. Violette veut pas pauvre ours malheureux. Violette veut pas pauvre ours pleurer.»

Et elle le regardait attentivement pour voir s'il était content, s'il avait l'air heureux.