Madame de Choiseul a fait pour moi quelque chose de charmant ; elle voulait aller voir mon ancienne demeure, je l’en ai empêchée en lui apprenant qu’elle était absolument méconnaissable ; mais madame de Choiseul a été faire une prière pour moi dans l’église paroissiale où mes trois enfants ont été baptisés, et de ces trois enfants, il ne m’en reste qu’une !…

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Je me suis remise aujourd’hui à travailler à mon dernier roman historique Alfred le Grand, dédié à madame de Choiseul, puisque je lui avais promis la dédicace de mon dernier ouvrage de ce genre, et que Pétrarque et Laure ne l’est pas, et celui-ci le sera certainement ; mon âge seul en peut répondre ; d’ailleurs il me serait impossible de trouver un sujet plus beau et un héros aussi parfait. Ce travail, déjà si avancé, sera entièrement fini dans cinq ou six semaines au plus tard.

Maintenant j’ai terminé mes mémoires ; je puis dire, sinon avec les mérites, du moins avec vérité, ces paroles de l’Apôtre : J’ai bien combattu, j’ai gardé la foi, j’ai fini ma course.

E. GREVIN — IMPRIMERIE DE LAGNY — 1925.