Les Touareg possèdent un cheval, celui de l’Amenoukal, grand sujet de conversation, car ils en sont très fiers, et qu’ils nourrissent complètement au lait — ce qui ne lui réussit pas mal.
Quand j’aurai signalé quelques zébus dans les « arrem », originaires du Soudan (on leur fait faire la traversée du Tanesrouft au printemps), j’aurai terminé cet exposé sur l’élevage des Touareg dont on peut dire qu’après guerriers féodaux, ils sont essentiellement pasteurs de chèvres et de chameaux.
[58]Cette étude botanique et l’étude zoologique qui la suit s’appliquent essentiellement à l’Enceinte tassilienne et au Pays cristallin — les Pays pré-tassiliens constituent un glacis biologiquement pauvre ou sans intérêt particulier du Massif Central Saharien — et en général nous n’avons pas pensé à sa misérable ou banale existence dans ces études.
[59]Asclepiadée.
[60]La végétation soudanaise paraît remonter plus haut sur le versant Sud du Massif cristallin que sur le versant Nord et en même temps être plus richement représentée.
[61]Le pluriel d’Etel est Tilia ; cependant nous adoptons Etels comme nous avons fait souvent au cours de cet ouvrage pour les pluriels de noms arabes ou de Tamahak, quoique leurs pluriels vrais soient différents.
[62]Cette dernière serait particulièrement intéressante à étudier. On y a signalé des conifères ??!!?.
[63]Des auteurs ont attribué le déboisement du Sahara à l’action de l’homme. Nous ne nous attarderons pas à réfuter cette explication ; elle vaut par son caractère enfantin celle des naturalistes du moyen âge, à propos des gisements de fossiles, qui voulaient y voir l’œuvre des pèlerins jetant leurs coquilles en des endroits de prédilection et constituant ainsi ces amas de coquilles marines loin de la mer.
[64]Ce qui paraît être le milieu par excellence des Salsolacées actuellement, cela paraît être avant tout le sable — souvent le sable salé.