[65]La région du Massif Central Saharien, à cause de ses montagnes et de sa situation tropicale, a dû, semble-t-il, recevoir toujours plus de précipitations atmosphériques que le Sahara arabe. Cette différence a dû (?) toujours rester à peu près indépendante de la variation générale du climat dont ces deux régions ont dû être affectées à peu près également.
[66]Calligonum comosum L’Hérit., 1re forme.
[67]En pays targui le Chobrok correspond souvent à Zilla myagroïdes et non plus seulement à Zilla macroptera.
[68]Panicum turgidum — graminées — et autres graminées geniculées.
[69]Quoique souvent chaque terrain de parcours ait été délimité par l’usage de telle sorte qu’il puisse suffire à la vie pastorale complète de sa tribu, qu’il possède tous les éléments nécessaires au cycle d’alimentation du chameau, pâturage salé, pâturage doux, pâturage d’été, pâturage d’erg, pâturage de plaine et pâturage de montagne.
[70]Et tout le prix ainsi à certains moments des quelques ergs du pays targui et de certaines régions ensablées.
[71]Il est certain que de nombreux points de l’Ahaggar pourraient devenir des centres de cultures prospères. Outre les « édelés » déjà existant, ou ceux que l’on pourrait remettre en état, j’ai noté nombre de points et en particulier de nombreuses terrasses d’alluvions (qui ont l’avantage entre autres d’être à l’abri des venues de l’Oued) qui seraient susceptibles autant par leur sol que par leurs ressources en eaux d’un développement agricole appréciable.
L’Ahaggar pourrait se nourrir largement lui-même et même exporter vers d’autres régions sahariennes. Outre les céréales, beaucoup de cultures peuvent réussir en terre d’Ahaggar ainsi que les essais entrepris à Tamanrasat l’ont montré : tomates, oignons, radis, pommes de terre, arbres fruitiers, vignes, etc.
[72]Souvent les chameaux sont laissés seuls dans un pâturage pendant que les tentes avec les ânes et les chèvres continuent leur transhumance : ils vivent très bien sans que personne les mène boire ; il est vrai qu’ils connaissent parfois les points d’eau où alors ils vont boire tout seuls. On rencontre très souvent, en pays ahaggar, des chameaux vivant ainsi librement sans bergers.
[73]Les chameaux touareg sont habitués en outre à une forme de caravane particulière : au lieu que les bêtes soient en troupes désordonnées comme c’est le cas pour les convois arabes, elles sont chez les Touareg groupées par files d’animaux attachés les uns aux autres par la mâchoire. Cette forme de convois a l’avantage de permettre une plus grande vitesse, un silence remarquable et un faible personnel.