Enfin, à Blidet Amar, je dis adieu aux oasis de l’Oued Rhir.

C’est maintenant un paysage de sables moutonnants à végétation de damran.

Nous passons à Hassi Ma’mar, puis nous suivons la ligne des poteaux télégraphiques jusqu’aux environs d’Ouargla ; c’est là un bonheur de civilisés que cette vue d’alignements de poteaux télégraphiques ; nous ne l’aurons plus après Ouargla.

Végétation de Zita, de R’tem et de Damran.

Voilà Ouargla, la célèbre oasis où réside le Commandant du Territoire des Oasis. J’y reçois l’accueil dont les Sahariens ont le secret. Chacun me fait des recommandations, me donne des conseils et des renseignements expérimentés dont je reconnaîtrai dans la suite toute la valeur.

C’est toujours un brillant centre d’Officiers du Sud, de ces « Chevaliers du Désert », comme on les a appelés, que Ouargla. J’y trouve le Cne de Saint-Martin, le Dr Chéneby, le Lt Giraudy ; au retour, j’y trouverai le Lt Brunet, etc. ; tous ces noms sont bien connus des Sahariens.

Puis c’est le désert, le vrai désert, cette fois.

Départ par la brume, le 15 janvier.

Les palmiers s’espacent et adieu l’oasis.

Je ne verrai plus de vraies oasis de plusieurs mois.