2º Avant cette transgression, en effet, le « rabotage » du massif avait été très loin : le granit avait été atteint, ainsi que les diverses roches intrusives profondes (nous avons vu en divers points les Grès inférieurs reposer par les Conglomérats de base sur le granit) et il ne restait aucun élément non métamorphisé sous la couverture tassilienne, elle, non métamorphisée (nous n’avons vu nulle part dans le Pays cristallin de sédiments non métamorphisés, ni aucun explorateur).

3º Enfin le caractère général de cette discordance n’est pas en effet pour inciter à croire courte la période qui s’est écoulée entre plissement et transgression.

C’est pourquoi nous croyons ne pas nous écarter d’une très grande probabilité en qualifiant les Schistes cristallins d’anté-cambriens.

Dans ces Schistes cristallins peut-on faire des divisions stratigraphiques ?

Cela est impossible encore.

On est tenté de distinguer des pays de Schistes cristallins de caractère peut-être plus ancien.

Mais il n’est, pour le moment, pas prudent de s’abandonner à cette séduction.

La présence de discordance typique stratigraphique sur laquelle on puisse se fonder, avec conglomérats, dans les Schistes cristallins n’a pas en effet été observée, ni par nos prédécesseurs ni par nous-même.

Des quartzites (entre autres la pyramide de l’In Kaoukan dans l’Anahef) ont été observés par M. Buttler en légère discordance sur des gneiss sous-jacents.

Rien ne donne à cette discordance une importance suffisante pour le moment, ni caractère nettement stratigraphique (absence de conglomérats), ni grande extension, qui permette déjà de fonder sur elle une coupure dans les Schistes cristallins anté-cambriens. Mais elle laisse prévoir la possibilité d’une pareille éventualité[38].