[9] Tristem cultu aspectuque. D’après Tacite, le sol de la Germanie n’est pas favorable à la culture et ne rachète même pas ce défaut par le pittoresque de son aspect. Il manque à la fois de fertilité et de beauté. — Nisi si est un pléonasme de la langue familière.
[10] Quod s’accorde avec l’attribut au lieu de s’accorder avec son antécédent. (Gr. lat., 360.) — Memoriæ et annalium genus: pléonasme, cf. 1, note [9]. Memoria, terme plus général, désigne tout moyen de conserver le souvenir des événements, annales désigne plus spécialement l’histoire écrite.
[11] Tuistonem, Mannum. On croit reconnaître dans ces deux mots l’allemand deutsch (Allemand) et Mann (homme).
[12] Originem gentis conditoresque: pléonasme. Cf. note [10]. Ce sens du mot conditor est fréquent chez Virgile.
[13] Vocentur: subjonctif du discours indirect. Assignant équivaut en effet à fuisse dicunt. (Gr. lat., 452 et rem.)
[14] Quidam: il s’agit, non des Germains, mais des Romains qui se sont occupés des antiquités germaniques.
[15] Ut s’emploie souvent pour introduire une explication fondée sur l’expérience, sur un fait habituel. Il équivaut alors à ut fieri solet. — Licentia vetustatis. Les temps reculés fournissent plus ample matière à la légende et plus de liberté aux discussions historiques.
[16] Recens et nuper additum: pléonasme. Cf. 1, note [9]. Virgile, Énéide, I, 267: Cui nunc cognomen Julo Additur. — Cette phrase continue le discours indirect introduit par affirmant; de là l’emploi des subjonctifs expulerint, vocati sint.
[17] Après Tungri, suppléez vocentur au lieu de vocati sint; c’est la figure appelée zeugma.
[18] Gentis, la race entière. Natio, une peuplade.