[8] Ceterum indique que le développement reprend son cours normal après les détails donnés sur le chant des barbares.
[9] Ulixen. Le manque d’un sens critique assez développé a souvent conduit les anciens à identifier des légendes sur de simples ressemblances de noms. Les auteurs latins et grecs paraissent avoir été trompés par le nom celtique Ulohoxis.
[10] Ille est souvent emphatique: «ce voyage si fameux». Mais dans hunc oceanum, le pronom hic (ille chez les classiques) rappelle seulement qu’on a déjà parlé de cette mer.
[11] Hodieque a le sens non classique de hodie quoque, etiam hodie. Cf. Riemann, Synt. lat., p. 504, note. On sous-entend quelquefois est après situm, que conservant son sens ordinaire.
[12] Nominatumque. On suppose une lacune après ces mots. Tacite aurait écrit sans doute le nom grec qu’on supposait remonter à Ulysse, peut-être ἀστυπύργιον ἀσκιπύργιον. Très probablement les anciens ont été trompés ici encore par une fausse analogie. Il y a aujourd’hui près du Rhin une localité nommée Asburg.
[13] Quin etiam. Tacite aime à placer cette locution après un mot. Cf. [8], Inesse quin etiam...; [34], Ipsum quin etiam.
[14] Ulixi (= ab Ulixe): datif avec le passif. Certains commentateurs s’opposent à ce que ce datif soit regardé comme désignant l’agent, à cause de adjecto patris nomine, et traduisent: «autel consacré à Ulysse».
[15] Monumenta et tumulos. Comme au ch. [2]: memoriæ et annalium genus, le mot général précède le mot spécial. Cf. 1, note [9].
[16] In animo est: cette expression paraît avoir appartenu surtout au langage familier. Cf. Riemann, Synt. lat., § 183, 2o.
[17] Ex ingenio, d’après sa tournure d’esprit. Cf. 7, note [1]. — Demere et addere fidem sont des expressions poétiques; elles ne signifient pas seulement «croire» ou «ne pas croire», mais «accréditer» ou «discréditer». Cf. Annales, IV, 9: Ad vana revolutus vero quoque fidem dempsit. Histoires, III, 39: Addidit facinori fidem. Mais, dans Ovide, Remed. am., 290, Deme veneficiis carminibusque fidem signifie simplement «ôte ta confiance, cesse de croire à...».