[1] Aliquanto, jusqu’à un certain point. Trad.: «Bien que le pays offre des aspects assez divers».

[2] In universum, en général, en faisant abstraction des différences partielles. Cf. [6]: In universum æstimanti, et la [note]. Les expressions de ce genre sont fréquentes chez Tacite. Cf. [27] et [38], in commune; [21], in publicum. — Horrida, s.-e. est.

[3] Satis (ablatif pluriel) désigne tout ce qui se sème, spécialement les céréales, mais aussi d’autres graines. Il s’oppose à frugiferarum arborum, qui signifie les arbres fruitiers proprement dits, c.-à-d. cultivés, comme en Italie; autrement il y aurait contradiction avec le chap. [23], où Tacite dit que les Germains vivaient de fruits sauvages.

[4] Pecus désigne le bétail en général, comme chevaux, bœufs, brebis, et sans doute aussi, en cet endroit, porcs. Il signifie spécialement le menu bétail quand il est opposé à armenta, qui désigne les gros animaux employés au labour.

[5] Improcera (hæc pecora sunt). La substitution subite d’un nouveau sujet, d’ailleurs sous-entendu, rend cette construction fort dure.

[6] Suus, qui leur convient. Tacite en juge d’après les bœufs d’Italie qui avaient et ont encore de fort longues cornes. Pour cet emploi de suus avec un nominatif, cf. Ragon, Gr. lat., 346, 1o, et Riemann, Synt. lat., § 9, rem. IV. — Honor et gloria sont pris métaphoriquement pour ce qui les produit. Aut distingue nettement les deux qualités: honor, c’est la grandeur de la taille (proceritas); gloria frontis, c’est la longueur des cornes.

[7] Dubito. Une de ces pointes fréquentes chez Tacite et fort recherchées des écrivains de son temps.

[8] Affirmaverim: cf. 2, note [2].

[9] Scrutatus est. Tacite raconte dans les Annales (XI, 20) qu’un certains Rufus exploitait une mine d’argent en Germanie. Mais il ignorait encore ce fait quand il composa ce livre, ou peut-être n’a-t-il pas cru devoir en tenir compte, car cette entreprise rapporta peu de chose et ne dura pas: Unde tenuis fructus nec in longum fuit.

[10] Haud perinde. Les uns expliquent: «ils sont inégalement touchés, les uns plus, les autres moins». D’autres, suppléant le second terme de la comparaison, traduisent: «Ils ne sont pas touchés de la même manière que nous», ou entendent: Possessione haud perinde quam (atque) usu afficiuntur. Il est plus simple de traduire haud perinde par «non pas tellement, pas beaucoup, pas comme on pourrait le croire», en grec, οὐχ ὁμοίως. On en a des exemples dans Suétone (Tiber., 52): Tiberius ne mortuo quidem Druso perinde affectus est; et dans Tacite même: Arminius Romanis haud perinde celebris.