[3] Angusto et brevi ferro. Cependant Tacite désigne ainsi les armes des Germains, Annales, I, 64: Hastæ ingentes; II, 14: enormes hastas; II, 21: prælongas hastas. On n’est pas d’accord sur la forme de la framée. Les uns en font une épée, les autres une hache. Si certaines armes, découvertes dans les tombeaux mérovingiens, sont bien les antiques framées, elles avaient la forme d’une pique. C’est aussi ce que ferait croire la ressemblance du mot framea avec l’allemand Pfriem, qui désigne un corps long et pointu, comme une broche; Mullenhof le rapproche de l’ancien allemand fram, en avant.

[4] Missilia (de missus), tout ce qui peut être lancé, projectiles de toute espèce, spécialement javelots et pierres.

[5] In immensum. Cf. 1, note [5].

[6] Leves, «vêtus légèrement», c.-à-d. portant le léger vêtement appelé sagulum, plus court que le sagum. Cf. 17, note [1].

[7] Cultus, l’habillement, l’équipement considéré au point de vue de l’ornementation. Trad., «ils n’ont pas la vanité du costume».

[8] Lætissimis coloribus, couleurs très voyantes, opposées aux couleurs sombres des boucliers des Hariens au ch. [43]. On écrit aussi lectissimis qui paraît moins satisfaisant. Stace, Ach., I, 323: lætum rubere.

[9] Vix uni alterive, à peine un ou deux. — Cassis, casque en métal; galea, casque en cuir.

[10] Variare gyros = in varios gyros ire.

[11] Orbe. Certains commentateurs pensent que les Germains font manœuvrer leurs chevaux droit devant eux (in rectum) ou en cercle fermé (conjuncto orbe) dans lequel personne ne se trouve le dernier. Mais ce mouvement paraît bien élémentaire, et d’ailleurs dextros et posterior s’expliquent mal. Il s’agit plutôt d’un mouvement de conversion à droite, exécuté autour d’un centre fixe. Les cavaliers décrivent le cercle, alignés les uns près des autres (conjuncto orbe) de telle façon qu’aucun d’eux ne reste trop en arrière.

[12] Æstimanti. Ce datif de relation désigne la personne par rapport à laquelle l’affirmation est vraie: «Pour quelqu’un qui...» Cet emploi du datif, inconnu à Cicéron et à Salluste, paraît imité du grec. On trouve déjà dans César, B. G. III, 80, 1: Venientibus ab Epiro. (Gr. lat., 280, rem. 2.)