[8] Boihæmi. Le mot germanique heim signifie domicile, pays, et forme beaucoup de noms de lieu. Cf. [lexique des noms propres].
[9] Mutatis. Les Marcomans avaient remplacé les Boïens dans la Bohême.
[10] Aravisci. Pour tous les noms propres, consulter le [lexique].
[11] Bona malaque. Par conséquent on ne peut alléguer aucune raison qui ait pu pousser les uns plutôt que les autres à franchir le fleuve.
[12] Circa, dans l’usage classique, signifie autour de, environ. Son emploi dans le sens de «au sujet de» appartient à l’époque impériale. — Affectationem, désir d’atteindre, d’obtenir, prétention à.
[13] Tanquam: cf. 20, note [11].
[14] A similitudine et inertia. Il y a vraisemblablement hendiadyn. Il ne s’agit point d’une ressemblance extérieure: inertia explique en quoi consisterait la ressemblance qu’ils répudient (similitudine inertiæ). Cf. 25, note [7], et 29, note [8].
[15] Haud dubie tombe sur Germanorum: des peuplades incontestablement de race germanique. Tacite semble douter de l’origine germanique des Trévires et des Nerviens.
[16] Quanquam... meruerint. C’est ainsi que Tacite construit d’ordinaire quanquam contrairement à l’usage classique (Gr. lat., 499). — Mereri se construit avec ut, mais l’infinitif se trouve aussi chez Ovide, Tacite, Valère Maxime, Florus.
[17] Conditoris sui. On attendrait plutôt le féminin, Agrippine étant la véritable fondatrice de la Colonie. S’agit-il d’Agrippa qui les établit sur les bords du Rhin? On peut, à la rigueur, considérer sui comme le génitif du pronom personnel, car cet emploi peu correct, mais non sans exemple dans l’usage classique, n’est pas rare chez Tacite. Cf. Riemann, Synt. lat., § 53, rem. 1, et Draeger, § 63. L’emploi de conditor pour désigner une femme est poétique. De même, auctor s’emploie parfois au féminin.