[2] Hercynio saltu: cf. 28, note [7], et le [lexique].

[3] Initium inchoare. Cette expression, qui nous semble pléonastique, est tout à fait dans le génie de la langue latine, qui aime à rapprocher deux mots de sens analogue. Cf. Cicéron: Eligendi optio, et au chap. [31], visu mitiore mansuescunt.

[4] Effusis locis, pays de plaines.

[5] Suos. Ce fait que le pays des Chattes s’étend tout entier dans la Forêt Noire, crée une sorte de lien entre cette contrée et ses habitants. — Prosequitur simul atque deponit, les accompagne et les dépose. Les terrains montagneux sur lesquels vivent les Chattes s’abaissent au niveau de la plaine à leur frontière même et semblent les déposer, c’est-à-dire finissent avec eux. La couleur poétique est ici sensible. Cf. 34, note [6].

[6] Stricti, durs, nerveux. Cf. 17, note [3].

[7] Et doit être répété entre tous les termes d’une énumération (Gr. lat., 534), mais cette règle est souvent violée par Tacite dans les Histoires et les Annales. Ici il n’y a véritablement que trois termes sans liaison: le troisième se subdivise en deux plus étroitement unis.

[8] Ut inter Germanos restreint la portée du jugement (Gr. lat., 534, pour).

[9] Rationis, non pas intelligence en général, mais réflexion, calcul, opposé à l’irréflexion qui obéit au premier mouvement.

[10] Præponere: cet infinitif et ceux qui suivent développent les mots précédents en expliquant en quoi consiste l’habileté des Chattes.

[11] Nosse ordines, garder les rangs dans le combat. — Vallare noctem, fortifier la nuit, c.-à-d. la rendre sûre en s’abritant derrière des retranchements.