[7] Les historiens anciens, qui ne visent pas à une précision scientifique, se contentent souvent du nombre rond: ici 640 est pour 641 ou 113 av. J.-C. et plus loin 210 est pour 211.

[8] Ad alterum. Trajan fut consul pour la seconde fois aussitôt après la mort de Nerva en 98 après J.-C. Ce passage nous donne la date de la composition de la Germanie.

[9] Vincitur. Le présent, comme l’imparfait, marque une action qu’on est en train de faire, qui, par conséquent, n’est point encore achevée: on est occupé à vaincre la Germanie, sans qu’on puisse dire une fois pour toutes qu’elle est soumise. Cf. plus loin la même idée: Triumphati magis quam victi.

[10] Invicem: cf. 22, note [9]. Ce mot joue le rôle d’adjectif auprès de damna: des dommages réciproques. Cf. 2, note [5].

[11] Sæpius admonuere, ne nous donnèrent de plus fréquents avertissements. Sur le parfait en ēre, cf. 6, note [19].

[12] Regno Arsacis, la monarchie des Parthes dont Arsace fut le fondateur. — Regnum forme antithèse avec libertas. — Acrior, plus vigoureuse, résistante, opiniâtre dans la défense.

[13] Amisso et ipse Pacoro. Construction hardie, assez fréquente chez Tite-Live, qui consiste à conserver au nominatif, dans une proposition au participe absolu passif, ipse (ou quisque) représentant la personne qui jouerait le rôle de sujet dans la tournure active. C’est comme s’il y avait: cum et ipse (oriens) Pacorum amisisset. Il faut d’ailleurs que ce nominatif ainsi conservé représente la même personne que le sujet du verbe principal. — Pacorus: cf. [lexique].

[14] Infra Ventidium, sous un homme comme Ventidius. Ce Ventidius avait été muletier et s’était élevé, grâce à la protection de César, jusqu’aux plus hautes charges. Cf. [lexique].

[15] At marque une forte opposition (Gr. lat., 542).

[16] Simul: toutes les défaites dont parle ici Tacite avaient été subies en quelques années et durant la même guerre. Pour la date de ces luttes, voir le [lexique].