[3] Insigne, «trait distinctif». Cf. 31, note [9], et 29, note [4]. — Obliquare, détourner quelque chose de sa direction naturelle; ici, retrousser les cheveux pour les nouer.

[4] Rarum. Pour expliquer seu cognatione aliqua seu imitatione, il faut traduire: cet usage se rencontre, mais rarement.

[5] Retorquent, ils retroussent leurs cheveux en les tordant pour les nouer soit sur la nuque, soit souvent sur le sommet même de la tête (in ipso vertice). Cf. Martial (De spect., 3): Crinibus in nodum tortis venere Sicambri.

[6] Principes, non seulement les rois ou chefs de cité, mais les nobles en général.

[7] Ea cura formæ, c’est là le souci qu’ils prennent de leur beauté.

[8] In altitudinem: acc. avec in pour marquer le but. L’omission de la particule sed qu’on attendrait devant ces mots (asyndeton), jointe au changement de tournure, marque énergiquement l’opposition des deux membres de phrase.

[9] Comptius (solito): cf. Ragon, Gr. lat., 334. — Oculis: datif d’intérêt.

39. Vetustissimos se nobilissimosque Sueborum Semnones memorant. Fides[1] antiquitatis religione firmatur. Stato[2] tempore in silvam auguriis[3] patrum et prisca formidine sacram omnes ejusdem sanguinis populi legationibus[4] coeunt, cæsoque publice homine, celebrant barbari ritus horrenda primordia. Est et alia luco reverentia[5]: nemo nisi vinculo ligatus ingreditur, ut[6] minor et potestatem numinis præ se ferens. Si forte prolapsus est, attolli et insurgere[7] haud licitum; per humum evolvuntur. Eoque omnis superstitio[8] respicit, tanquam inde[9] initia gentis, ibi regnator omnium deus, cetera subjecta atque parentia. Adjicit auctoritatem[10] fortuna Semnonum: centum pagi iis habitantur, magnoque corpore[11] efficitur ut se Sueborum caput credant.

[1] Fides avec le génitif de l’objet, comme 37, note [6]. — Religione, pratique religieuse.

[2] Stato dit plus que constituto: à une date fixe et périodiquement.