[19]: Une collection considérable d'antiquités slaves fut trouvée, vers la fin du XVIe siècle, en creusant le sol, dans le village de Prillwitz, sur le lac Tollenz, dans le Mecklembourg. On croit que ce village occupe la place où Rhetra, temple célèbre des Slaves, fut élevé. Cette découverte resta ignorée du monde savant jusqu'en 1771, où le docteur March, chapelain du duc de Mecklembourg, en publia une description accompagnée de gravures. Ces antiquités furent trouvées dans deux vases de métal qu'on croit avoir servi aux sacrifices, et qui étaient placés de manière que l'un servît de couvercle à l'autre. Quelques inscriptions étaient gravées sur ces vases; malheureusement on les fondit pour faire une cloche, avant de les donner à examiner à des personnes compétentes en inscriptions. Ces vases renfermaient des idoles et quelques objets qui servaient à l'accomplissement des sacrifices. Tous ces objets sont composés du mélange de divers métaux, mais non dans la même proportion; plusieurs contiennent beaucoup d'argent, tandis que d'autres n'en ont pas du tout. Quelques-uns portent des inscriptions slaves, en caractères runiques, mais mutilées pour la plupart.

[20]: Le premier de ces noms signifie en slavon saint guerrier ou conquérant, le second sainte vue; la description de l'idole montrera que les deux interprétations se justifient également bien.

[21]: Il était secrétaire d'Absalon, archevêque de Lund, qui commandait l'expédition sous le roi.

[22]: Peut-être d'hydromel, boisson nationale des Slaves.

[23]: Par Slavonie, les chroniqueurs germains entendaient d'ordinaire le pays des Slaves de la Baltique.

[24]: D'après l'Histoire du Danemarck, par Dahlman, ce roi est Suénon-Grate, qui fut tué en 1157, et non le père de Canut le Grand, comme on le croit généralement.

[25]: Strategicum, lib. XI, cap. VIII.

[26]: Strategicum, loco citato, et Leonis imperatoris tactica, cap. XVIII, sec. 102, 103.

[27]: «Moribus et hospitalite nulla gens honestior ac benignior potest inveniri.» (Historia ecclesiastica, lib. II, cap. XII.)

[28]: Vita S. Othonis, cap. LX.