[29]: «At illi (Pomeranii) inquiunt, nihil nobis ac vobis, patriæ leges non dimittimus; contenti sumus religione quam habemus. Apud Christianos, aiunt, fures sunt, latrones sunt; cruciantur pedibus, privantur oculis, et omnia genera scelorum, christiani exercent in christianos: absit a nobis religio talis.» (Vita S: Othonis, cap. XXV, p. 673.)
[30]: Strategicum, lib. XI, cap. VIII. L'empereur Léon le Philosophe répète la même chose dans sa Tactique, chap. XVIII, sec. 105. Quelques écrivains regardent cette coutume comme indiquant chez les Slavons une origine indienne.
[31]: Lettre de saint Boniface dans les Antiquités slaves de Szaffarik.
[32]: Stritter, vol. II, p. 72.
[33]: Chronique des Slaves, chap. XII.
[34]: De Bello Gothico, apud Stritter, vol. II, p. 31.
L'empereur Maurice décrit avec détail la manière dont les Slaves font la guerre. Sir Gardner Wilkinson a fait la remarque que la manière dont les Monténégrins de nos jours font la guerre, est tout-à-fait la même. (Voir son livre: Dalmatie et Monténégrins, vol. 1, p. 35.)
[35]: Stritter, Memoriæ populorum, vol. II, p. 89.
[36]: J'ai rapporté plus haut que, dans cette invasion, on trouva des femmes slaves au milieu des cadavres de leurs maris. Les Grecs appelèrent les Avares contre les Slaves, mais bientôt après, les mêmes Slaves reparurent sous la domination des Avares, et beaucoup plus terribles qu'auparavant. Neuf siècles plus tard, un évènement semblable se représentait avec les descendants de ces Slaves, avec les Serviens. Ils imploraient en vain contre les Turcs, l'assistance des Chrétiens de l'Occident, et surtout de l'empereur Sigismond. Livrés à leurs seules forces, ils furent défaits dans les plaines de Kossovo-polé, par le sultan Bajazet, en 1386, et obligés de se soumettre. Cinq ans après (1391), ils contribuèrent beaucoup à la victoire des Turcs sur l'empereur Sigismond, à Nicopolis. Je désire vivement attirer l'attention des esprits réfléchis sur cette circonstance; il se peut que les populations slaves, dont l'opposition à la Russie a mis obstacle jusqu'ici à ses projets d'agrandissement, désespèrent un jour de l'assistance de l'Occident, et contribuent le plus puissamment à l'exécution de ces mêmes projets.