—Eh! mon vieux, d'où viens-tu? On te croyait mort et enterré! Est-ce possible… c'est bien toi? crièrent-ils tous ensemble.
Et l'un d'eux, le fils du brasseur, quitta sa chaise et se mit à tourner autour de M. Triphon en le considérant avec attention.
—Mais oui, c'est lui, s'écria-t-il. Parole d'honneur! Aussi vrai que je suis ici!
M. Triphon était visiblement ennuyé. Il essayait de plaisanter et de rire avec les autres, mais il riait jaune.
—On s'amuse, à ce que je vois, fit-il avec une grimace. Qu'est-ce qu'il y a donc?
—Ce qu'il y a! s'écrièrent-ils en choeur avec de gros rires. Mais, que nous sommes heureux de te revoir, parbleu! Hé, Fietje, offre à monsieur Triphon une chope ou une goutte.
—Je n'ai pas besoin qu'on paye mes consommations, dit M. Triphon d'un ton plutôt acide.
Tout le monde le regarda, sans rien dire, de l'air le plus étonné.
—Quoi! Tu n'acceptes pas un verre de nous! s'exclama le fils du notaire au bout d'un instant.
—Pourquoi voulez-vous m'offrir un verre? demanda M. Triphon, agressif.