— Non, je le loue. Vous savez que l’immeuble appartient à une Société. Or, un des membres influents du conseil d’administration de cette Société est un ami de collège à moi, le marquis de Sépol. C’est lui qui me réserve une priorité de faveur pour signer le bail. Je dois rendre réponse avant demain.
— Comment ! Vous n’avez pas déjà dit oui ?… Mon Dieu ! Si on vous soufflait la location !
— J’ai la parole du marquis, jusqu’à demain.
— Qu’attendez-vous ?
— J’attendais, cher maître, la certitude de débuter avec Les Malheurs d’une arpète.
— Oh !… »
Claircœur eut seulement cette exclamation profonde. Et elle regarda Fagueyrat, avec des yeux qui devinrent beaux à cette minute, et qu’il jugea tels. Enthousiasmé lui-même de la réussite, désormais certaine, de ses complexes projets, il s’écria, avec la chaleur de la jeunesse et de la sincérité :
— « Madame, nous livrerons la bataille ensemble. Aussi vrai que j’existe, j’en ferai pour vous une belle victoire ! »
Presque aussitôt, une expression changée, où reparaissait l’artifice de certains rôles, éteignit la flamme sur ses traits. Il ajouta :
— « Il y a encore une petite formalité… oh ! si peu de chose…