Une voix dit à son oreille:
—«Laissez-moi... Laissez-moi faire!... Taisez-vous, au nom du ciel! Contenez-vous!... J'ai compris ce qu'il a dit en russe... Écoutez... vite... vite!... écoutez.»
Éperdue, égarée, Flaviana, de ses beaux yeux pleins de prière, regarda l'étrange créature, cette femme qui lui semblait malgré tout le jeune garçon dont elle avait si bien l'apparence.
—«Voilà,» reprit celle-ci. «Je connais cet homme. C'est bien à lui qu'Omiroff téléphonait, comme je m'en suis doutée. Le prince doit être ici. Entrez, puisque vous pensez obtenir quelque chose de lui. Vous avez chance de le découvrir, de le rencontrer. Moi, je reste... Et je parlerai au misérable dont j'ai coupé le gant tout à l'heure... Vous avez vu?...
—Où lui parlerez-vous?
—Ici même. Il va revenir. Il a ordonné de laisser la grille ouverte, après vous avoir fait attendre, pour qu'il puisse sortir à toute vitesse.
—Alors vous ne l'arrêterez pas.
—«Je l'arrêterai,» déclara l'inconnue avec une force impressionnante.
—«Mais l'enfant... mon enfant... s'il l'emmène?...»
La femme pâlit plus encore, s'écarta, trembla. Puis se ressaisissant: