—«C'est moi que tu veux, mon bijou?» demandait Mauricette.

Il secouait sa tête aux boucles dorées.

—«C'est moi?» s'écriait Katerine.

Et le pauvre petit, dans une explosion de sanglots:

—«Non, non!... c'est nounou... et pépé Fa, et papa Raymond... Papa!... papa!...

—Tu le verras ce soir, ton papa, si tu vas dormir gentiment dans la chambre de Katerine,» prononça Flatcheff, adoucissant sa voix en câlinerie.

La Risslaya regarda cet homme. Elle avait vu des bêtes fauves. Étant toute petite, une nuit, à travers la steppe, elle se trouvait dans le traîneau de ses parents, poursuivi par une bande de loups. Leurs yeux luisants... leur souffle... Elle en garderait éternellement l'épouvante... Mais c'étaient des bêtes carnassières, qui suivaient franchement leur instinct. Celui-là!... celui-là!... Il supportait, levés vers lui, les beaux yeux du petit garçon,—ces yeux bleus le jour et noirs à la lumière, mais toujours rayonnants d'une même candeur. Maintenant, une joie émouvante les emplissait.

—«Je verrai papa?...

—Puisque je te le dis.

—On me réveillera, alors?... Tu me dis de dormir.